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LE MOT DU MAIRE

L'église protestante existe depuis 1883. Elle fait partie du tissu urbain d'Erstein, de la silhouette de la cité, et il serait difficile de s'imaginer la rue du Général de Gaulle sans cette belle et sobre construction, comme il sied à un édifice de style gothique.


Cette église centenaire est l'emblème de la présence d'une communauté protestante à Erstein depuis plus d'un siècle. Une communauté qui est intégrée à la cité depuis longtemps et qui vit en harmonie avec tous.


Cela n'était pas aussi évident vers 1850, quand les premiers protestants s'installèrent dans une ville précédemment exclusivement catholique (à part une petite minorité israélite). C'était un corps étranger introduit dans un ensemble homogène. D'après les lois natu­relles, cette situation provoque des phénomènes de rejet. Il y eut des problèmes, il y eut des frictions: c'était inévitable à un moment où l'on croyait que le militantisme confessionnel supposait l'antagonisme vis-à-vis des autres confessions.


Les temps ont bien changé. Et même si l'évolution ne s'est faite que lentement, le bon sens a fini par triompher. Aujourd'hui, protestants, catholiques, musulmans et non-croyants fréquents les mê­mes écoles, se rencontrent amicalement au cours des mêmes manifestations, vont volon­tiers dans les fêtes organisées par les uns et les autres. La compréhension a remplacé la suspi­cion ; la bonne volonté de tous a fait le reste.


Et c'est ainsi que se vérifie le message de Noël, communiqué aux bergers de Bethléhem : "Paix sur terre aux hommes de bonne volonté".


L'église protestante, en vaillante centenaire, en est un symbole. Qu'il en soit long­temps encore ainsi.



Georges Riehl, maire