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Au milieu du siècle dernier, on comptait encore une quinzaine d'îles réparties au
nord-est et au sud-est du bourg.
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La dénomination « Kraft » vient du moyen haut allemand « Creft » qui signifie
fossé (cf. Charles SCHMIDT : Hist. Worterbuch der elsàss. Mundard 1901, 152). La
« Kraft » alimentait le canal du moulin dit « Kraftmühl » . Sur une carte intitulée
« Der Rhein nach dem Zustand des Stromes vom Jahr 1838-1882 » (arch. Municip.
Strasbourg), le cours d'eau figure sous la dénomination « Canal Monsieur » .
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Ceci est confirmé d'une part, par une liste établie durant la période révolutionnaire
où les propriétaires sont répartis par corporation (Arch. de la Ville d'Erstein
Série G Section I), d'autre part, par la liste des membres inscrits dans le nouveau
« Zunftbuch » des pêcheurs commencé le 15 juin 1802 à l'occasion de la rénovation
de la corporation ; le livre est conservé par la famille Camille Kopf.
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Arch. de la Ville d'Erstein Série O Section VI N° de la parcelle.
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Dans le cas particulier on appelait « Giessen » les diffluences du Rhin qui rejoignaient
de nouveau le fleuve en aval et lui servaient de déversoirs à l'époque des crues
saisonnières.
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Les fascines étaient des fagots serres de branchage qui servaient à consolider les
berges du Rhin et autres rivières. On les utilisait aussi pour construire ou réparer
des barrages, combler des fossés, etc.
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La tuilerie dite Tuilerie d'en bas (« Ziegelhütte » , « Unterer Ziegelhof » )
était située non loin de l'annexe Krafft, à proximité de l'ancien bras de l'Ill appelé
la « Kraft » . Citée dès 1516, elle appartenait initialement à la commune d'Erstein
; plus tard elle devint propriété privée. Il subsiste encore le logis de la tuilerie
reconstruit vers 1777 sur l'emplacement de l'ancienne tuilerie municipale. Cette
grande maison à colombages fonctionne aujourd'hui comme restaurant. Dans la cour
de la propriété se trouve un puits daté de 1774 ainsi qu'une dalle en grès provenant
de l'ancien atelier avec la date 1777, l'emblème des tuiliers et les initiales des
propriétaires primitifs. Dans le mur derrière la maison est encastrée une croix tombale
ou figure l'inscription :
Alhicr
liegt begraben
Hansz Adam
Stippich gewesler
Burger alhier und Zigler
auf der Krafft ist gestorben
anno 1779 seines Alters 64 IAHR
und Anna Catharina Walter
seine Ehefrau gestorben den
16 July 1785 ihres alters
65 Jahr R.I.P.
Le Christ a été mutilé durant la Grande Révolution.
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Cette pratique, pas du tout considérée comme un délit par la population, était courante
dans les localités voisines du Rhin. Elle était particulièrement florissante vers
1870, à l'époque du blocus de Napoléon III. A Plobsheim, par exemple, existe encore
la maison dite « Schmügglerhüss » (N° 5. rue du Général Leclerc), où les contrebandiers
avaient l'habitude de se réunir avant leur expédition nocturne. Ils gagnaient le
Rhin par le « Mühlbach » qui passe juste derrière la maison. Leur activité principale
consistait dans l'introduction clandestine de pains de sucre (« Zücke-rhüet » )
fabriqués en Allemagne à partir de betteraves. Ils prenaient toujours la précaution
de se munir de bouchons de liège. Pourquoi diable, des bouchons ? Eh bien, quand
les trafiquants commençaient à franchir le fleuve, il leur arrivait d'être surpris
par les douaniers qui n'hésitaient pas à tirer dans la coque du bateau. Alors, pour
ne pas sombrer, les contrebandiers s'empressaient d'obturer les trous avec des bouchons.
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L'un des derniers bateliers ayant exercé cette activité s'appelait Ignace Fassel.
Il habitait au N° 6 rue du Chat. Comme sa femme travaillait, il était obligé d'emmener
son fils. Pour éviter que le gamin ne tombe à l'eau, il le liait avec une corde à
l'avant du bateau.
Les galets que le batelier déchargeait sur la rive du fleuve étaient cassés sur place
par des cantonniers. Assis sur un tabouret bas, ces derniers coinçaient un caillou
après l'autre entre leurs pieds chaussés de sabots et les fendaient en deux à l'aide
d'un marteau spécial appelé « Spàlthànuner». Puis Fassel ramenait les pavés chez
lui sur une voiture tirée par des bœufs. Il est mort le 29 janvier 1931 à l'âge de
87 ans.
Pour la petite histoire rappelons que beaucoup de gens se servaient d'un « Rhinwàgge
» chauffé en guise de bouillotte.
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L'entreprise de construction Wittenburg, spécialisé dans le « Tiefwasserbau » ,
avait son chantier au Brûhly, à proximité du barrage dit « Brühlydich » . Les anciens
hangars et le bâtiment de la forge existent toujours ; les écuries et le logis du
voiturier ont été transformés.
Le patron, Ernst Wittenburg (1846-1911) était originaire de Warnemünde (Allemagne
orientale). Durant la période du « Reichsland » , il a déployé une grande activité
en participant à la construction du Canal de Décharge (« Hochwasser canal » )
et aux multiples travaux d'aménagement de l’Ill (écluses, ponts, etc.). Par ailleurs,
il a construit plusieurs bâtiments publics, entre autres l'Usine Municipale d'Electricité.
Certains bâtiments ne sont plus que souvenirs tels que le kiosque à musique, l'auberge
dite « Brühlywirtschaft » ou les bains publics (« Bàdànstalt » ). Wittenburg était
le meilleur client de nos calfats chez qui il faisait construire tous ses bateaux
de transport. Après sa mort, la succession fut assurée par son fils Ernest Wittenburg
(1880-1961), mais celui-ci n'avait pas l'envergure du père. Malheureusement il n'y
a plus traces des « Nachen » ni des dragues à vapeur utilisés autrefois par l'entreprise.
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Le Canal de Décharge de l'Ill constitue un ouvrage remarquable. Bordé d'une digue
impressionnante, il a été réalisé pour dériver les crues de la rivière vers le Rhin,
protégeant ainsi des inondations la ville d'Erstein et les communes situées en aval.
Son tracé suit approximativement l'ancien cours de la « Kraft ».
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Parmi les « Kintze-Lisse », « Steiwel » et autres « Rappelé » le plus populaire était
sans doute Martin Andres, dit
« Peternall », parce que sa grand-mère se prénommait Pétronille. Il habitait la maison
du « Dorfkriz », en face du Fossé du Rempart où il amarrait son bateau (au siècle
dernier N° 119 Quartier Blanc, aujourd'hui N° 1 rue du Village). Il avait reçu le
joli sobriquet « Hiriele » qui, en langage jéniche, signifie petit brochet. Pourquoi
ce surnom ? Eh bien voilà : Martin était un tant soit peu misogyne, d'ailleurs il
ne s'est jamais marié. Or, le soir, quand il remontait le « Mühlbach » avec sa barque,
les lavandières avaient l'habitude de le narguer :
- « Nà Martin, hesch hit a pààr Féschle gefange ? »
(Alors Martin, as-tu attrapé quelques poissons aujourd'hui ?)
- « Net amoï a Hiriele ! » (Même pas un brocheton !) grognait à chaque fois le
pêcheur en les aspergeant d'eau d'un bon coup de rame.
Martin avait accompagne son père à la pêche dès l'âge de 9 ans. N'ayant pas fréquenté
l’école, il demeura analphabète sa vie durant. Cela ne l'empêcha pas de partir pour
l’Amérique, un épisode dont il n'aimait pas parler. C'est en 1884 qu'il entreprit
le grand voyage avec son ami Fridolin. un compagnon menuisier. Comme des milliers
d'autres, las jeunes gens espéraient faire fortune en devenant chercheurs d'or dans
les mines de Californie et du Colorado.
Combien d'années passèrent-ils là-bas ? On l'ignore. Tout ce qu'on sait, c'est que
l'aventure tourna mal et que Martin revint seul. Son ami Fridolin, mort d'épuisement,
reposait désormais dans le cimetière d'un village perdu du Colorado. Quant à Martin,
il n'était pas plus riche qu'avant. Guéri définitivement de la fièvre de For, il
reprit sa vie calme et solitaire de pêcheur. Il mourut le 20 janvier 1936 à l'âge
de 83 ans.
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Le carbolineuin est un mélange de phénols provenant en partie de la distillation
du goudron de houille et émulsionné.
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Nos anciens se souviennent certainement de l'événement tragique qui, il y a cinquante
ans, coûta la vie à deux ersteinois. Le 18 juin 1938, Joseph Bohnert, 44 ans, et
son fils Camille, âgé de 16 ans, revenaient avec un bateau chargé déjeunes bouleaux
qu'ils avaient coupés dans la foret dite « Lipsenrieth » et destinés à la procession
de la Fête Dieu. L'Ill était grosse, on était en pleine période de hautes eaux. A
la hauteur des Sept Ecluses, l'embarcation fut prise dans un tourbillon et chavira
; les deux hommes périrent noyés. On repêcha les corps six jours plus tard seulement.
Le courant avait emporté le cadavre du jeune Camille jusqu'au barrage de Krafft.
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Archives du Génie Rural, Erstein, Vol. V, Navigation sur L’Ill
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16
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Arch. Dép. du Bas-Rhin C 418 N° 10.
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Dr René BURGUN : « Charles Sehutzenberger » in Dictionnaire Encyclopédique de l'Alsace,
Vol. 11, p. 6773.
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Après la guerre 1914-18 fut créé à Bischheim - Schiltigheim une deuxième société
de joutes nautiques : la « Société Gaenselspiel Schiltigheim - Bischheim ».
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« Schiffbajergàss » signifie ruelle des Calfats et non pas rue des Bateliers. Un
batelier est une personne qui conduit un bateau. Il n'est pas constructeur.
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Ici l'emblème représente un vaisseau, ce qui est rare. Habituellement, la profession
est matérialisée par un « Kog », autrement dit un maillet de calfat, tel qu'il figure
par exemple sur le blason de Kogenheim et d'anciennes bornes communales dudit du
village (voir : « Kogenheim - son passé et son présent », par Jacqueline Roecker,
in Ann. Soc. Hist. des Quatre Cantons, p 91-96).
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L'emblème des pêcheurs est représenté par une rame ferrée et une perche ferrée entrecroisées.
La maison elle-même est intéressante à plusieurs points de vue. Elle ne possède
pas de cave. En 1982, lors de la vérification des fondations, le propriétaire a constaté
que le bâtiment reposait sur de gros pilots de chêne hauts de 1,20 m environ. Les
poutres apparentes du plafond de la « gross Stub » et de la cuisine sont percées
de trous appelés « Flotzlocher » , c'est-à-dire trous de flottage. Il s'agit dont
de bois amené par voie d'eau ; lors de cette opération, les « Flotzlocher » permettaient
de relier plusieurs pièces de bois entre elles de façon à composer une sorte de radeau.
Enfin, dans la cour de la propriété, on admis à jour de volumineux blocs de grès
taillés provenant sans doute de l'ancien Château Rebmatt.
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L'acte de donation est un modèle du genre comme en témoigne, entre autres, la clause
ci-après :
« La donatrice se réserve pendant tout le temps qu 'elle vivra, à compter de ce jour,
dans ladite maison et dépendances :
- le droit d'habitation dans les chambres appelées « Oberstub » et « Oberstubkammer
» .
- le droit de jouissance de la cuisine au premier étage.
- le droit d'usage de la cuisine au rez-de-chaussée pour y faire la lessive, et du
four pour y cuire le pain.
- le droit d'usage des greniers, selon les besoins et selon sa convenance.
- le droit d'usage de la chambre appelée « Küchenkammer » selon les besoins.
- la jouissance du quartier de la grange appelé « das obère Vie-rentheil » et le
droit de faire battre en grange.
- le droit de loger une pièce de bétail dans l'écurie et de loger ses fourrages sur
les greniers à foin. - le droit de loger le bois sous la remise et le droit d'usage
de la cour, selon ses besoins.
- la jouissance de la moitié des fruits des arbres et treilles sans exception...
»
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Voici la réponse du neveu Alphonse Fassel : Den Brief erhahen am 3 Dezember 1907-Lieber
Onkel,
B'm jetzt gekommen um mit meinen Eltern zu reden wegen dem Schopf, da Ihr ihn jetzt
verkaufen wollt. Theile Euch nun mit dass ich den Schopf nicht will unter der Bedingung.
Jetzt sitzt schon der Andres vor der Nase, die Konkurrcnz ist da und so viel Arbeit
wie Ihr früher gehabt, gibt es nicht wieder ; und Haus und Schopf sind auch ait.
Damais als meine Eltern die Schrift machten mit Euch, dass Ihr den Schopf nicht injemand
anders verkaufen dûrft, war mehr Aussicht und keine Konkurrenz da. Es wâreja nicht
mehr klug gchandelt wenn man sich in Erstein festsetzen würde, wo das ganze Jahr
hindurch keine zwei Schiffc mehr nach Erstein gemacht werden ; das wisst Ihr so gut
wie ich und wisst auch was die Konkurrenz ist. Ihr hab das mit Mey und Rapp früher
mitgemacht. Was den Wittenburg anbetrifft, so hat der Andres ja doch fast ailes.
Ihrhabtes voriges Jahr gese-hen, aïs ich noch bei Euch war. Die Wiese wo Ihr zum
Schopf bekommen habt, habt Ihr auch verkauf}, welche man spâter viel-leicht gut hàtte
brauchen konnen. Hàttet Ihr den Schopf voriges Jahr gegeben, so hâtte ich ihn cher
angenommen. Ich habe mir jetzt die ganze Sache reichlich überlegt. Wenn Ihr an meinem
Platz wâre, so würdet Ihr Euch gewiss auch nicht in Erstein nie-derlassen. Ihr habtja
selbst gesagt der Andres war dumm dass er in Erstein angefangen hat und nicht sonst
irgcndwo. Da konnte ein jeder laufen und springen und hat keiner nichts. Ihr konnt
jetzt also nach cuerem Willen handeln wie Ihr es fur gut fïndet, entweder fortarbeiten
oder weiterverkaufen. Ich verzichte darauf. Es grusst Euch Aile.
Alfons
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Le « Mädchenheim » , qui signifie foyer déjeunes filles, était bien mieux connu
que la modeste ruelle de l'Etoupe. Il s'agit en fait, du bâtiment appelé communément
« Koschthüs » , situé à remplacement de l'ancien moulin « Mittelmühl » . Le foyer,
ouvert en 1897 par les Soeurs de Saint-Marc, était un centre d'hébergement pour
les jeunes ouvrières de la Filature venues de l'extérieur. D'ailleurs, beaucoup
de ces dernières se sont mariées par après avec des Ersteinois. Pendant la guerre
1914-18, les soeurs soignaient au foyer des soldats allemands blessés ou atteints
de dysenterie.
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25
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Conformément aux prescriptions de la Chambre des Métiers, la durée de l'apprentissage
était fixée à 3 ans.
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26
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C'est par ce cours d'eau que les péniches acheminaient le charbon destiné à la Filature.
La dénomination « Schlossdichel » rappelle l'existence de l'ancien Château Rebmatt,
démoli en 1881.
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27
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Voir Ann. Soc. Hist. des Quatre Cantons p.64 : « Grabenmühl » .
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28
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Approfondissement du chenal en aval de l'ancien moulin « Mittelmühl » .
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29
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Voir Ann. Soc. Hist. des Quatre Cantons p.64 : « Grabenmühl » .
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Voici la copie d'une lettre d'un ancien cloutier de Strasbourg, ou celui-ci vante
la qualité de sa marchandise. Datée du 29 mai 1853, elle est adressée au calfat François
Joseph Fassel le jeune.
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Stricker a été le premier pasteur de la paroisse protestante de Plobsheim. Il a commencé
son ministère en 1872.
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Le docteur Edouard Sieffermann (1837/1919) compte parmi les figures historiques les
plus marquantes de Benfeld. En 1872, il avait fait construire au bord de l'Ill un
établissement d'hydrothérapie comprenant une cinquantaine de chambres. Selon les
propres termes du médecin, on y traitait « toutes les affections ou l'eau froide
est indiquée », comme certaines maladies musculaires, organiques, nerveuses ou cutanées.
A partir de 1884, Sief-fermann commandait chaque année, auprès du calfat Joseph Fassel,
une ou deux barques de promenade « selon la mode de Pari s », sans doute parce qu'il
avait fait ses études de médecine dans la capitale. Ces bateaux n'étaient pas destinés
uniquement à son usage personnel ; il les mettait à la disposition des curistes,
complétant l'effet salutaire de l'hydrothérapie par une culture physique distrayante.
Pour en savoir plus sur le Docteur Sieffermann, voir :
- Edouard Haubtmann : le Docteur Sieffermann, in Bull. Munie, de Benfeld, 1976 n°
4.
- Jacqueline Roecker : Regards sur l'établissement des bains hydrothérapiques et
de son fondateur, le Docteur Sieffermann, inD.N. d'Alsace du 13.1.1980.
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Fondé en 1922, le Club de Mandolinistes « Fidélio » comptait une vingtaine de
membres. Il donnait des concerts et animait des bals et des mariages. A la belle
saison, il organisait chaque dimanche une excursion, soit en barque, soit en bicyclette.
La société s'est dissoute en 1936.
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A L'origine, on appelait « Gaenselspie l » une réjouissance populaire des bateliers
de Strasbourg, où il s'agissait d'attraper une oie suspendue au-dessus de l'eau et
copieusement enduite de graisse. Par la suite, cette dénominations été transposée
aux joutes nautiques, une discipline sportive également très ancienne. Equipés d'une
longue perche munie d'un tampon, les pécheurs et les bateliers s'affrontaient sur
l'eau, un peu à la manière des chevaliers du Moyen Age.
En 1744, lors de la visite officielle de Louis XV à Strasbourg, eut lieu un grand
tournoi de joutes auquel participaient même des femmes. Les jeux, qui étaient toujours
très suivis, ont disparu avec la guerre 1870-71. Ils furent repris en 1887 par une
société qui prit plus tard la dénomination « Société Nautique de Strasbourg 1887
». En 1919 fut créée une deuxième société de joutes : la « Société Gaenselspiel Schiltigheim/Bischheim
» . Les deux sociétés étaient très actives entre les deux guerres, organisant
de nombreux tournois nationaux et internationaux. Ayant dû interrompre leur activité
durant le second conflit mondial, elles ont redémarré en 1946. Elles disposent actuellement
d'une dizaine de barques de compétition. Pendant la période estivale, elles contribuent
pour une large part à l'animation de la ville de Strasbourg, en offrant chaque lundi
et vendredi un spectacle de joutes gratuit près du pont du Corbeau et du quai des
Bateliers. L'année dernière, le Société Nautique de Strasbourg 1887 a fêté son centième
anniversaire. L'événement a été célébré par un tournoi international qui s'est déroulé
les 18 et 19 juillet sur le bassin de l'Ill.
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Autrefois, les bêtes étaient suspendues vivantes.
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